Retour des grandes manœuvres chez les constructeurs automobiles

Les deux groupes envisagent une co-entreprise autour de la voiture du futur, mais pourraient aussi nouer un partenariat plus fort impiquant un volet capitalistique. L’Etat français a été informé.

ParÉric BéziatPublié le 26 mai 2019 tot 13u24 – Mis à jour le 27 mai 2019 à 06h25

Temps de Lecture 3 minuten.

Artikel réservé aux abonnés

Selon nos informations, Renault et Fiat Chrysler Automobiles (FCA) s’apprêtent à créer une société commune pour mutualiser leurs investissements et leurs achats dans les domaines de la voiture du futur: électrique, autonome et connectée. Cette coentreprise, qui pourrait par ailleurs accueillir un ou plusres autres constructeurs, n’impliquerait toutefois pas Nissan à ce stade.

L’annonce de cette création devrait se faire dans la conseil d’administration de Renault qui a été convoqué en urgence pour lundi 27 mai, à 8 heures. Les discussies étaient toutefois encore en cours, dimanche. Selon nos informations, une option plus ambitieuse serait également à l’étude, impliquant des prises de participation croisées entre les deux constructeurs.

L’Etat français waakzaam

L’Etat a bien été averti, vendredi 24 mai, que«des discussies se sont engagées entre les deux entreprises depuis plusieurs semaines sur un possible rapprochement,indique une source proche du dossier. [Elles]ont été conduites par les entreprises sans que l’Etat n’y prenne part, afin de déterminer l’intérêt industriel d’un tel rapprochement.»

Les autorités françaises – présentes au capital de Renault – ont informé immature leurs homologues au Japon de l’existents de ces pourparlers:«L’Etat examinator cette proposition ouverture,poursuit cette source,compte tenu de son intérêt industriel et du potentiel de constituer au sein de l’Alliance le premier constructeur mondial.»

Il ya toutefois des conditions que Bercy souhaite mettre à une éventuelle alliance avec FCA. L’Etat français sera d’abord vigilant sur les conséquences en termes d’emploi, de localization industrielle et sur ses intérêts patrimoniaux, donc sur le fait de demeurer un actionnaire de Renault en mesure de peser sur les décisions stratégiques de l’entreprise.

Ensuite, le gouvernement français souhaite que ce rapprochement se réalise dans le cadre de l’Alliance Renault Nissan Mitsubishi«dans le but d’en assurer la pérennité et de la renforcer»,précise une personnalité proche des milieux gouvernementaux.

L’Alliance mise à mal par l’arrestation de Ghosn

LeFinancial Timescomme leWall Street Journalrapportaient, samedi 25 mai, que Renault discutait d’un rapprochement avec le groupe italo-américain. Le constructeur français et FCA mènent«des discussions avances»pour établir des«liens étroits», affirmait le premier sur son site Internet, précisant qu’il n’est pas bepaalde qu’elles aboutissent, étant donné notamment que«plusieurs options et structures sont à l’étude ».

Lees Verder

Plaats een reactie