Les discussies ont été intensiveert het weekend. L’Etat actionnaire de Renault va dem une siège au conseil d’administration et une gouvernance à deux têtes (John Elkann et Jean-Dominique Senard) sera pérennisée pour quatre ans.

ParÉric BéziatPublié hier om 18u31, mis à jour om 03u32

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L'Etat actionnaire de Renault va dem une siège au conseil d'administration et une gouvernance à déux têtes de la holding du nouvel ensemble.
L’Etat actionnaire de Renault va dem une siège au conseil d’administration et une gouvernance à déux têtes de la holding du nouvel ensemble. MARCO BERTORELLO / AFP

C’est mardi 4 juin à 15 heures que le conseil d’administration de Renault devrait répondre à la proposition de fusion adressée il ya une semaine par le groupe italo-américain Fiat Chrysler (FCA) au constructeur français.

L’entreprise contrôlée par la famille Agnelli avait proposé, le 27 mai, une fusion à 50/50pour former avec le groupe au losange le numéro trois mondial de l’automobile, doté d’une capacité de production de près de 9 million de voitures par an.

Accueillie«avec intérêt»par les administrateurs de Renault, immédiatement saluée par les marchés financiers et considérée positivement par l’Etat français, actionnaire à 15% de l’ex-Régie, l’opération a été, dans les jours qui ont suivi, en butte aux critiques et aux questionnements quant à son équilibre.

La valeur de Renault par rapport à celle de FCA (15 milliards d’euros contre 18 milliards) est-elle sous-estimée? Le projet n’est-il pas au fond«prijs de contrôle virtuelle»du français par les Agnelli, pour reprendre les termes d’un memo envoyé par Carlos Tavares, le patron de PSA, qui était sur les rangs pour s’allier avec FCA, à ses hauts cadres?

Dans ce climat, les administrateurs de Renault se sont mis au travail ces derniers jours pour examinator en détail la proposition. En parallèle, en coulisses, se déroulent tractations et jeux d’influence. La proposition financière de FCA“semble équitable, elle a été approuvée par le conseil d’administration.C’est à prendre ou à laisser, et rapidement!», Een lancet, jeudi 30 juin, une source de l’entourage du groupe turinois, citée par le quotidienLes Echos.

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Accord sur l’organigramme

Apparemment, la sortie a été peu goûtée par le gouvernement français qui n’a pas l’intention de se faire forcer la main. «C’est une offre amicale et elle doit le rester,déclare-t-on à Bercy. Non ce n’est pas “à prendre ou à laisser”.Tout est évidemment encore discutable.Ces déclarations attribuées à FCA sont peut-être un jeu tactique destiné à nous pousser dans nos retranchements.Mais l’Etat n’est pas aux abois.Nous allons regarder l’ensemble dudeal, pour voir s’il est équitable ou non.»

Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a rappelé officiellement vendredi la position de la France. Ce projet«est une réelle opportunité pour Renault et pour l’industrie automobile française», at-il déclaré. Mais il a souligné qu’il«veillera[it]au strict respect de quatre conditions: le respect de l’alliance Renault Nissan, la préservation des emplois et des sites industriels, une gouvernance équilibrée et la participation du futur groupe au projet européen de batterie électrique ».