Le président de Renault plaide pour renforcer l'alliance avec Nissan devant ses actionnaires

Jean-Dominique Senard est revenu sur sa tentative infructueuse de faire fusionner le groupe avec Fiat-Chrysler, regrettant la décision de l’Etat de ne pas la soutenir.

Le Monde avec AFPPublié le 12 juin 2019 tot 21h01 – Mis à jour le 13 juin 2019 à 06h26

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C’est un Jean-Dominique Senard combatif qui a animé, mercredi 12 juin, sa première assemblée générale en tant que président de Renault, devant quelque 900 porteurs de parts. Il a défendu la stratégie mise en place depuis sa nomination en janvier, confirmant vouloir donner lapriorité au partenariat avec les constructeurs automobilesjaponais Nissan et Mitsubishi. «Il n’y aura pas de réussite du groupe Renault sans réussite de l’Alliance», a affirmé M. Senard, poursuivant:

«Aujourd’hui, l’Alliance [Renault-Nissan-Mitsubishi] prend un nouveau départ et elle est et doit rester plus que jamais à la fois un pilier et un moteur du développement de chacun de ses membres.»

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Mariage avorté avec Fiat

M. Sénard est aussi revenu sursa tentative infructueuse de faire fusionner le groupeRenault avec Fiat-Chrysler (FCA), en raison des réticences de Nissan et de l’Etat français, premier actionnaire de l’ex-Régie. Il un indiqué que l’idée lui avait été suggérée par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et il a profondément regretté la décision de l’Etat de finement ne pas soumettre la proposition de fusion au vote du conseil d’administration le 5 juin.

«Dans ma vie d’industriel j’ai rarement vu une fusion qui pouvait apporter autant de synergies positives et qui mettait au passage à l’honneur les plates-formes Renault», at-il affirmé.

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M. Senard a reconnu que le délai avec lequel Nissan a été prévenu du projet«était court mais qu’il était impossible de faire Autrement.L’ensemble du conseil d’administration à l’exception d’un vote contre l’avait approuve avec enthousiasme, at-il poursuivi,et les représentants de Nissan s’étaient abstenus de façon très positive.Tout ceci ouvrait la voie à la validation de l’accord dans sa première étape.Malheureusement les représentants de l’Etat ne partageaient pas cette analyseren en le vote n’a pas pu avoir lieu, ce qui, je vous le dis franchement, me désole.»

Le specter de l’affaire Ghosn

Applaudi régulièrement par les porteurs de titres – notarment lorsqu’il fustigeait le traitement médiatique du mariage avorté avec Fiat -, M. Senard a obtenu lors d’un vote de confiance près de 91% des voix de l’assemblée générale approuvant sa nomination pour quatre ans au conseil d’administration de Renault.

Il s’agissait de la première assemblée généraledepuis la chute de Carlos Ghosn, embourbé dans une affaire de malversations présumées au Japon. Le feuilleton judiciaire, qui a démarré par son arrestation sur l’Archipel en novembre 2018, a miné la confiance au sein du partenariat franco-japonais. Renault een annoncé récemment Qu’il overwogen des poursuit contre M. Ghosn pour avoir engagé 11 million d’euros de dépenses suspectes au sein d’une filiale commune avec Nissan, sise aux Pays-Bas.

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L’affaire Ghosn aura cou té cher aux actionnaires de Renault. Depuis l’arrestation de l’homme d’affaires, architecte de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi qu’il a hissée au premier belde automobile mondial, l’action du constructeur français évolue en Bourse à ses plus bas niveaux, aux alentours de 55 euro. En un an, le titre a perdu un tiers de sa valeur.

Le groupe au losange souffre aussi, comme l’ensemble du secteur, d’une conjoncture internationale morose et de bouleversements technologies qui imposent de louis investissements dans les motorisations électriques, sans garantie de rentabilité.

Le constructeur français a affiché, en 2018, un rentat net de 3,3 milliards d’euros, recul de plus d’un tiers par rapport à l’année précédente, not ment à à des causés de Nissan, dont Renault détient 43% du hoofdstad. Et l’exercice 2019 s’annonce encore plus difficile.

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