Francfort, un salon national

Translating…

À son tour, la manifestation allemande n’est pas épargnée par la désaffection de constructeurs de premier plan.

La crise que traversent les salons n’épargne pas Francfort. Commecelui de Paris, avec qui il joue l’alternance, le rendez-vous allemand subit l’hémorragie d’un grand nombre de constructeurs. Certes, les absents ont toujours tort, mais le phénomène est symptomatique des chamboulements qui secouent l’ensemble du secteur automobile. Déplacement du centre de gravité de la voiture vers l’Asie, désintérêt des consommateurs, marchés en berne, arbitrages financiers dans un contexte d’investissements vertigineux en faveur de la mobilité électrique et de la connectivité, absence de nouveautés: tous les motifs sont avancés pour sécher la manifestation du Land de Hesse. Amputé de quelques poids lourds du secteur tels que les groupes Toyota, PSA, Fiat-Chrysler, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi mais aussi Kia, Mazda, Suzuki, Volvo, Francfort est plus que jamais le salon des constructeurs allemands. Jouant à domicile, ces derniers ont toutefois réduit la voile à l’occasion d’une édition qui sert de rampe de lancement à une nouvelle génération de véhicules électriques.

Feu d’artifice de nouveautés

L’Opel Corsa 2019, sixième du nom.
L’Opel Corsa 2019, sixième du nom. Opel

Opel présente lasixième Corsaconçue autour de laplateforme de la Peugeot 208. Sur nos routes cet hiver, cette citadine de 4,06 m, qui soigne ses formes et son poids (à partir de 980 kg), aura droit au moteur électrique de 136 ch des 208 et DS3 Crossback. Soucieux de tourner définitivement la page du «dieselgate», Volkswagen profite du salon pour révéler un nouveau logo, simplifié et installé sur un aplat bleu. La Golf 8 sera le premier modèle à l’étrenner à la fin de l’année. Absente et révélée fin octobre, la compacte référence du marché laisse ainsi le champ libre àl’ID.3, le premier modèle électrique conçu sur la plateforme MEB. Ce modèle, que nous avons déjà pu voir, est très proche du concept de Paris 2018. Dans un gabarit semblable à une Golf, l’ID.3 affiche l’habitabilité d’une Passat. Lancé en avril prochain à un tarif légèrement inférieur à 30.000 euros, l’ID.3 proposera deux versions (150 et 204 ch) et trois niveaux d’autonomie selon la capacité de la batterie (45, 58 ou 77 kWh). Le public pourra aussi découvrir la déclinaison cabriolet du SUV T-Roc.

La Mercedes Classe A va se décliner en hybride rechargeable.
La Mercedes Classe A va se décliner en hybride rechargeable. Daimler AG – Global Communications Mercedes-Benz Cars/Daimler AG

À quelques mètres de là, ce sera également la première mondiale du Porsche Taycan, le premier modèle 100 % électrique de la firme de voitures de sport. Cette berline, à bord de laquelle nous avons déjà pu effectuer quelques kilomètres, affiche des performances décoiffantes. Sur le stand voisin, Audi expose le Q3 Sportback, un SUV coupé, et une quatrième silhouette à propulsion zéro émission. Dans le pavillon Mercedes, un véritable feu d’artifice de nouveautés attend le visiteur avec près de 10 modèles inédits, dont une étude de limousine électrique EQ S, la version hybride rechargeable des Classe A et B, le GLB et le GLE Coupé.

De son côté, Hyundai dévoilera trois véhicules dont une étude qui représente un manifeste de style de ses modèles électriques. Quant à Land Rover, il fera prendre à son nouveau Defender son premier bain de foule.

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