Actualité: Toyota pourrait électrifier l’Aygo pour la maintenanceir en vi

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Entre les objectifs d’émissions de CO2 mis en place par l’UE et les restrictions de circulation attendues dans certaines villes, l’avenir des mini-citadines thermiques est en sursis. Pour maintenir en vie l’Aygo, Toyota pourrait lui greffer des batteries.

Les exigences de l’Union Européenne en matière d’émissions de CO2 vont-elles porter le coup de grâce aux mini-citadines thermiques ? On peut légitimement se poser la question, puisqu’il existe une pondération de la moyenne d’émissions de CO2 à laquelle devront se conformer les constructeurs — sous peine de se voir infliger de lourdes amendes — en fonction de la masse moyenne des véhicules qu’ils vendent dans l’UE. En clair, plus les véhicules vendus par un constructeur sont légers, plus les exigences de l’UE seront strictes ; et cela ne favorise pas les petites voitures thermiques. Par exemple, d’après le cabinet de conseilPA Consulting, l’objectif fixé par l’UE à PSA serait de 93 g de CO2/km, contre 130,6 g/km pour Jaguar Land Rover dont les véhicules sont très lourds.

Pour compenser des exigences supérieures et respecter les normes environnementales, les mini-citadines se doivent de limiter leurs émissions, ce qui n’est pas chose facile. “La capacité de tout constructeur automobile à faire des profits[avec les mini-citadines]est sous pression en raison de toute la technologie que nous devons ajouter dans nos véhicules pour la sécurité et pour les émissions”, avait expliqué Maxime Picat, directeur de la région Europe de PSA, àAutomotive News Europe. La Toyota Aygo, sœur jumelle des Peugeot 108 et Citroën C1, est d’ailleurs l’un des rares modèles de la gamme européenne du constructeur à ne pas proposer d’offre hybride. Résultat : ses émissions de CO2 homologuées à 93 g/km en cycle NEDC corrélé et 95 g/km en boîte automatique sont supérieures à celles du SUV C-HR hybride (86 g/km). Exemple encore plus frappant,la version hybride rechargeable du SUV RAV4annonce une puissance cumulée de 306 ch pour des émissions de CO2 inférieures à 30 g/km. Face à ce constat, plusieurs options s’offrent aux constructeurs. Ils peuvent abandonner le segment A, pourtant assez populaire, ou bien électrifier leurs mini-citadines en essayant de maintenir leurs tarifs accessibles.

L’an dernier, Linda Jackson, directrice de Citroën, avait annoncé que la prochaine génération de C1 serait “probablement électrique” et que les synergies avec Toyota ne pourraient perdurer que si les deux partenaires se mettaient d’accord sur “une stratégie commune”, rapportaitAutomotive News Europe. Depuis, Toyota et PSA ont annoncé qu’en 2021 le japonais rachèterait les parts du groupe français dans la coentreprise en charge de la production des Aygo, 108 et C1 en République Tchèque.

Produite en collaboration avec PSA ou non, la prochaine génération de Toyota Aygo pourrait troquer sa mécanique thermique contre un moteur électrique, d’aprèsAutomotive News Europe. L’électrification de l’Aygo lui permettrait de circuler dans les villes mettant en place des restrictions de circulation. Il est encore trop tôt pour discuter des caractéristiques techniques et du tarif de cette Aygo électrique, dont la potentielle commercialisation n’est pas encore inscrite dans le temps.

Pour le moment, le segment des mini-citadines électriques ne comporte qu’une offre limitée avec lasmart EQ forfouret le trioVolkswagen e-up! 2.0/Seat Mii electric/Škoda Citigo e iV.Renault devrait également lancer une Twingo branchée, alors que le crossover électrique City K-ZE pourrait être importé en Europe sous la marque Dacia.

Une offensive électrique qui se fait attendre

Sur le court terme, grâce à sa large offre de voitures hybrides, Toyota peut aborder l’année 2020 sereinement. En effet, les émissions moyennes des véhicules vendus par le constructeur dans l’UE devraient être significativement inférieures aux objectifs fixés par Bruxelles. Néanmoins, après une longue période de résistance, Toyota compte enfin lancer des véhicules électriques en Europe pour protéger ses arrières. Pas question cependant de se précipiter. Le premier véhicule électrique de grande série commercialisé par le japonais sur le Vieux Continent le sera sous la marque premium Lexus en 2020. Il s’agit du SUVUX 300eà la fiche technique très modeste, avec une autonomie maximale de 400 km sur l’ancien cycle NEDC. Sa recharge est quant à elle limitée à 6,6 kW en courant alternatif et 50 kW en courant continu.

Le SUV Toyota C-HR, bientôt proposé avec une motorisation électrique en Chine, pourrait également venir se brancher sur les prises européennes.

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